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La luminothérapie

Indications

Efficace

Traiter la dépression saisonnière.

Voir la légende des symboles

Efficacité probable

Contribuer au traitement de la dépression.

Efficacité possible

Faciliter le sommeil (insomnie, éveil matinal précoce). Réduire les problèmes liés au décalage horaire (voyages en avion et horaires de nuit).

Efficacité incertaine

Réduire les symptômes dépressifs relatifs au syndrome prémenstruel. Réduire les crises de boulimie associées à l’influence des saisons. Faciliter le sommeil des personnes âgées souffrant de démence.

La luminothérapie, qu’est-ce que c’est?

         

La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil. Son but est principalement de traiter les troubles associés aux dérèglements de l’horloge biologique interne, comme la dépression saisonnière.

La luminothérapie fait partie de la grande famille des photothérapies qui utilisent certaines sources lumineuses (intensités et couleurs diverses, laser, etc.), parfois combinées à des photosensibilisants, pour soigner toutes sortes d’affections, en particulier les maladies de la peau.

Contre la dépression saisonnière, et plus

La principale application de la luminothérapie, et également celle qui est le mieux documentée scientifiquement, concerne la dépression saisonnière. Ce syndrome apparaît à l’approche de l’hiver, à mesure que diminue la clarté extérieure, et a un effet néfaste sur l’horloge biologique interne de certaines personnes. L’origine de ce syndrome demeure inconnue. La luminothérapie est un traitement médical reconnu pour combattre la dépression saisonnière.

Dans les pays nordiques, de 3 % à 6 % des individus, et même jusqu’à 10 %, selon certaines sources1-4, souffrent de dépression saisonnière. Ils présentent alors des symptômes comme une humeur dépressive, de la fatigue chronique, une baisse de la libido, un besoin exagéré de sommeil, des réveils difficiles, des crises de boulimie ou un appétit anormalement grand, notamment pour le sucre et les hydrates de carbone (pain, pâtes, pommes de terre). Au Canada près de 3 % de la population serait touchée par la dépression saisonnière5, tandis que 18 % vivrait une « déprime hivernale »6, caractérisée par des symptômes dérangeants, mais moins invalidants que ceux de la dépression saisonnière.

On emploie également la luminothérapie pour contrer d’autres symptômes pouvant être associés à un dérèglement de l’horloge biologique interne, comme les troubles du sommeil et le syndrome prémenstruel ou pour combattre les problèmes attribuables au décalage horaire ou au travail de nuit. Elle pourrait également être utile dans certains cas de dépression comme le post-partum (à la suite d’un accouchement) ou la dépression non saisonnière chez les personnes âgées.

La luminothérapie pourrait aussi avoir des vertus préventives contre ces mêmes problèmes. Elle pourrait notamment profiter aux personnes qui ressentent une légère « déprime hivernale » annuelle ou qui travaillent toute la journée sans voir la lumière du jour, que ce soit dans un bureau ou une usine. Le Dr David Servan-Schreiber en fait état, entre autres, dans son livre Guérir7 tout comme le Dr Norman Rosenthal dans Soif de lumière8.

L’horloge biologique interne, un puissant centre de contrôle

 

En pénétrant dans l’organisme par les yeux, la lumière joue un rôle fondamental dans la régulation des rythmes circadiens, c’est-à-dire ceux qui s’échelonnent sur une période d’environ 24 heures (éveil-sommeil, variations de la température corporelle et des taux hormonaux, repas, etc.). Ces rythmes, qui sont gérés directement par notre horloge biologique interne, sont appelés endogènes. Toutefois, plusieurs d’entre eux peuvent ne pas durer exactement 24 heures. Ils se synchronisent avec les indices environnementaux externes, dont la lumière du jour, de façon à conserver le bon rythme. La lumière participe donc à la régulation constante de notre horloge interne. Celle-ci contrôle également d’autres rythmes biologiques plus ou moins longs (le déclenchement des menstruations chez les femmes, par exemple).

 

Si les rythmes qui sont soumis à notre horloge interne ne sont plus synchronisés avec le jour et la nuit, nous ressentons des symptômes dérangeants. L’exemple le plus flagrant est l’expérience du décalage horaire qui nous fait somnoler durant le jour parce que nos rythmes endogènes sont convaincus que c’est la nuit. En fonction des signaux envoyés par l’horloge interne, l’organisme peut alors sécréter l’hormone du sommeil (la mélatonine), le jour plutôt que le soir. Selon le cas, on pourra « remettre l’horloge à l’heure » en s’exposant à la lumière, à un moment précis de la journée, et ainsi faire « avancer ou reculer » son horloge interne. La prise de mélatonine, également au moment approprié, peut aussi contribuer à rétablir le réglage de l’horloge interne.

Par ailleurs, lorsque la lumière pénètre dans l’oeil, elle est transformée en signaux électriques qui, envoyés au cerveau, agissent sur des neurotransmetteurs. Un de ceux-ci, la sérotonine, souvent appelée « l’hormone du bonheur », régularise l’humeur et gouverne la production de la mélatonine, responsable des cycles éveil-sommeil. Certaines recherches scientifiques indiquent que le métabolisme de la mélatonine est déréglé chez les personnes qui souffrent de dépression saisonnière9. En effet, on a observé chez celles-ci un taux anormalement élevé de mélatonine durant le jour10, même si l’exposition à la lumière diminuerait sa production11.

 

Le simulateur d’aube

Le simulateur d’aube reproduit les conditions d’un lever de soleil, et sert de réveille-matin. Plutôt que de vous tirer du sommeil brusquement par une alarme ou la radio, l’appareil vous éveille en douceur en commençant à éclairer progressivement la chambre, à une heure préprogrammée. Par exemple, pour un lever à 7 h, la lumière pourra s’allumer doucement dès 6 h ou 6 h 30, et atteindre son maximum d’intensité à 7 h.

La simulation de l’aube n’agit pas de la même façon que la luminothérapie, puisque l’intensité lumineuse n’est pas très élevée. Mais, chez certaines personnes, elle réduirait les symptômes d’insomnie ou de dépression. Pour les gens souffrant de dépression saisonnière, il semble que le traitement soit efficace, mais les études sont moins nombreuses que dans le cas de la luminothérapie. Lorsque l’on veut se procurer un simulateur d’aube, il faut s’assurer de pouvoir programmer la durée de la progression de « l’aube ». Certains appareils possèdent leur propre source lumineuse, tandis que d’autres modèles permettent de simplement y brancher sa propre lampe de chevet. La plupart incluent aussi un réveille-matin classique.

Applications thérapeutiques de la luminothérapie

        

 

La luminothérapie s’applique surtout aux troubles associés au dérèglement des rythmes biologiques, dont le plus connu est la dépression saisonnière14.

Recherches

Efficace Traiter la dépression saisonnière. La luminothérapie est le traitement le mieux documenté pour traiter la dépression saisonnière14,15. Trois méta-analyses publiées en 199716, en 199917 et en 200518 ont conclu à l’efficacité de la luminothérapie et de la simulation artificielle de l’aube18 pour réduire la gravité des symptômes de dépression chez des sujets souffrant de dépression saisonnière.

Par la suite, 3 nouveaux essais cliniques aléatoires ont été publiés. Les auteurs du premier essai19 laissent entendre que les personnes qui ne réussissent pas à éliminer leurs symptômes de dépression saisonnière avec des traitements de luminothérapie pourraient bénéficier de l’ajout d’une psychothérapie cognitivo-comportementale.

Dans le deuxième essai20, les sujets ont reçu soit un traitement de luminothérapie (10 000 lux, 30 minutes par jour) combiné à des médicaments placebo, soit de la luminothérapie placebo (100 lux) combinée à un véritable antidépresseur (20 mg par jour de fluoxétine). Les chercheurs ont constaté que le taux de rémission était à peu près le même dans les deux cas, soit d’environ 50 %. La luminothérapie aurait donc la même efficacité que l’antidépresseur.

Les auteurs de la dernière étude ont suivi, pendant 2 saisons hivernales consécutives, 50 adultes atteints de dépression saisonnière21. Les sujets ont été divisés au hasard en 2 groupes : luminothérapie (5 séances par semaine, durant 2 semaines) et témoin (placés sur une liste d’attente). 54 % des sujets du groupe luminothérapie ont montré des améliorations de plus de 50 % de leurs symptômes. Aucun sujet du groupe témoin n’a connu une telle amélioration. De plus, les améliorations étaient encore observables 1 mois après la fin des traitements.

Efficacité probable Contribuer au traitement de la dépression. Une synthèse systématique22 publiée en 2004 et revue en 2009 a conclu, à partir de l’analyse de 20 essais cliniques (incluant 620 sujets au total), que la luminothérapie montre une efficacité modeste, mais prometteuse, pour contribuer au traitement de la dépression non saisonnière.

En 2008, une revue systématique a été publiée à partir de 15 essais cliniques23. Les résultats sont inconsistants lorsque la luminothérapie est utilisée comme source de traitement unique. Par contre, chez les personnes sous thérapie pharmacologique, l’ajout de traitements de luminothérapie était efficace dans la gestion des symptômes de la dépression.

Deux essais cliniques ont évalué les effets de la luminothérapie auprès de personnes souffrant de dépression majeure24-26. Dans ces deux essais, tous les sujets étaient aussi traités avec un antidépresseur. Les résultats indiquent que la luminothérapie (10 000 lux) diminue de façon significative les symptômes de dépression et améliore le bien-être général comparativement à un placebo ou à un traitement de luminothérapie d’intensité moyenne (4 000 lux). Les auteurs ont conclu que la luminothérapie pourrait être une intervention thérapeutique efficace pour diminuer les symptômes de dépression et pourrait être utilisée comme adjuvant à la thérapie pharmacologique.

Efficacité possible Faciliter le sommeil (insomnie, éveil matinal précoce). En jouant un rôle dans la régulation des rythmes circadiens, la luminothérapie pourrait aider à faciliter le sommeil27. Les résultats de quelques essais cliniques aléatoires ont démontré que, comparativement à un placebo, des séances de luminothérapie étaient efficaces pour améliorer différents problèmes de sommeil comme l’éveil matinal précoce28, l’insomnie initiale25 et le syndrome du sommeil en délai de phase (tendance à ne s’endormir que très tard la nuit)30,31.

En ce qui concerne la simulation de l’aube, une étude32 réalisée auprès de 77 personnes a conclu que cette pratique augmentait légèrement la qualité du sommeil. Cependant, les résultats d’un essai pilote33 inclus dans une synthèse systématique34 indiquent que la simulation de l’aube, comparativement à un placebo, n’a pas induit d’effet bénéfique sur la durée du sommeil chez 13 sujets souffrant de démence.

Efficacité possible Réduire les problèmes liés au décalage horaire (voyages en avion et horaires de nuit). Les résultats de quelques essais cliniques ont révélé que, comparativement à un groupe contrôle, la luminothérapie pourrait être efficace pour modifier les rythmes biologiques internes et pourrait donc aider à réduire le décalage horaire du transport aérien35-38 et améliorer le sommeil des travailleurs de nuit35,38,39. Mais d’autres études seront nécessaires avant de pouvoir statuer sur l’efficacité de cette approche.

Efficacité incertaine Réduire les symptômes dépressifs relatifs au syndrome prémenstruel. Une synthèse systématique40 publiée en 2005 a repéré 4 essais cliniques réalisés en chassé-croisé (55 sujets en tout), ayant évalué l’efficacité de la luminothérapie contre les symptômes dépressifs relatifs au syndrome prémenstruel. Comme ces essais présentaient des résultats contradictoires, les auteurs concluent qu’il n’y a actuellement pas de preuves de l’efficacité de la luminothérapie pour diminuer les symptômes dépressifs liés à ce trouble.

Efficacité incertaine Réduire les crises de boulimie associées à l’influence des saisons. Trois essais cliniques incluant 1741,3442 et 18 femmes43 souffrant de boulimie associée à la saison (augmentation des crises pendant l’hiver) ont été publiés. Les résultats des 2 premiers essais41,42 indiquent que des traitements de luminothérapie pourraient diminuer la fréquence des crises comparativement à un traitement placebo. Par contre, les résultats du troisième essai43 n’ont pas démontré d’effets positifs supérieurs au placebo. Notons toutefois que l’intensité de la lumière n’était, dans ce cas, que de 2 500 lux comparativement à 10 000 lux dans les 2 premiers. Enfin, les résultats d’une étude sans groupe témoin44 réalisée auprès de 22 femmes indiquent que la luminothérapie pourrait être efficace pour réduire la fréquence de crises boulimiques.

Efficacité incertaine Faciliter le sommeil des personnes âgées souffrant de démence. La luminothérapie pourrait diminuer l’agitation et améliorer le sommeil chez les personnes âgées atteintes de démence45,46. Dans une petite étude, 48 personnes ont été exposées à une lumière artificielle pendant 90 minutes quotidiennement, durant 8 semaines46. Pour une moitié il s’agissait d’une source lumineuse standard et pour l’autre d’une lampe de luminothérapie. Des améliorations similaires de la durée du sommeil ont été observées dans les 2 groupes.

Contre-indications

Il semblerait que la luminothérapie n’entraîne pas de dommages oculaires à court, moyen ou long terme47,48, cependant, certaines mises en garde s’imposent. Puisque les rayons ultraviolets (UV) peuvent être dommageables pour l’oeil, il faut s’assurer que la lampe n’en émet pas ou comporte un filtre UV.

D’autre part, bien que les effets secondaires soient plutôt rares (possibilité de maux de tête, d’agitation et d’insomnie), les spécialistes s’entendent pour déconseiller ce traitement aux personnes souffrant de certains problèmes oculaires (cataractes, rétinite pigmentaire, dégénérescence maculaire et glaucome), ainsi que certaines maladies affectant la rétine (par exemple le diabète). De même, les gens utilisant des médicaments aux effets photosensibles, dont le lithium, ne devraient pas y avoir recours.

 

 

 

 

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Des thés d’exception à Braine-le-Comte… L’Herbier des Alpilles -site ami

Lors de nos rendez-vous, vous avez l’opportunité de profiter d’une dégustation gratuite de thés.
Voici leur provenance :
 
 
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Informations sur la boutique

Boutique: Heures d’ouverture:

9h -12h 15h -18h30 Mardi – Samedi

France: 46, avenue Pasteur – 13890 Mouriès

Téléphone: 04 90 96 99 20

http://www.lhda.fr/

 

 

 Inscrivez-vous à la Newsletter : 

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Une boutique ONLINE est à votre disposition sur le site Internet de l’Herbier des Alpilles – N’oubliez pas de préciser que vous venez de ma part 😉

 

N’hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements: Mademoiselle Séraphine

T : 0479/982.759

Email : mademoiselleseraphine@live.be

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Facebook: mademoiselleséraphine

Mon cabinet se trouve au 41 Rue de France, 7090 Braine-le-Comte

A bientôt!

 

 

Citation du mois
 
La botanique c’est l’art de sécher les plantes entre des feuilles de papier et de les injurier en grec et en latin.

Alphonse Karr

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Le jeu du Kangourou – Muriel Maldague

 
 
Début mai, j’ai lancé l’idée de créer un réseau réunissant des porteurs de projets professionnels et des personnes prêtes à les soutenir.
L’idée suit son chemin … Et déjà deux groupe se sont formés avec une rencontre mensuelle.
 
– C’est quoi ? C’est un réseau pétillant pour concrétiser vos projets professionnels, sa recette est très simple, il réunit des porteurs de projet et des personnes prêtes à les soutenir.
Son objectif est d’assurer l’articulation des rêves professionnels et leur réalisation concrète en s’appuyant sur ses contacts, ses liens, sa créativité, ses compétences, son savoir-être, son savoir-faire, son regard encourageant et bienveillant, son approche et sa dimension humaines, …
 
– Cadre du réseau :
Bienveillance, échange, simplicité, enthousiasme, respect, écoute , non-jugement, souplesse, optimisme, spontanéité, ouverture, confidentialité, dynamisme, intégrité, entraide, soutien, coopération, partage, autonomie , responsabilité, liberté, plaisir
 
– Comment cela se passe concrètement ?
  • Des rencontres mensuelles autour des projets. Ces rencontres réunissent 6 personnes pendant trois heures ; l’engagement dans celles-ci est essentiel. Comment sont articulées ces rencontres ? C’est, d’abord, une façon de reprendre contact avec les membres du réseau , puis ,de parler de ses problématiques et enfin, de s’ouvrir à des solutions.
  • Un jeu ‘Le Kangourou’ pour engendrer des idées nouvelles et être créatif en s’appuyant sur l’intuition
    Il réunit un maximum de 6 personnes pendant trois heures.
  • Bientôt une page Facebook qui réunit divers informations : article, événement, … Mais aussi les activités des membres
  • Des soirées-rencontres avec un invité, pourraient s’en suivre des discussions informelles
  • Des échanges de mails de demandes d’aide, …
  • Un carnet d’adresses avec des imprimeurs, …
N’hésitez pas à me téléphoner au 0473 42 50 40 pour plus d’informations ou à m’envoyer un mail sur muriel.maldague@yahoo.fr.
Les prochaines rencontres auront lieu :
 
le mardi 26 juin de 19h à 22h et/ou le jeudi 28 juin de 10h à 13h
au Centre 58, rue Alphonse Asselbergs à 1180 Bruxelles
 
Le jeu du Kangourou aura lieu :
 
Le mardi 19 juin de 19 à 22h toujours au Centre 58
 
 
D’autres groupes peuvent aussi se former, à vous de me faire vos propositions …
Je ne vous demande qu’une participation à la location et un petit quelque chose à boire ou à manger …
 
Voici un court témoignage :
C’était vraiment une réunion intéressante, encore un très très grand merci pour cette activité qui m’a apporté quelques pistes auxquelles je n’aurais pas pensé.
 
Bonne journée !
 
Muriel Maldague
0473 42 50 40
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Les pierres de soins – l’améthyste

L’améthyste :
 
 
Puissante, elle porte en elle sagesse et humilité, elle protège des environnements négatifs, stimule intuition, mémoire, méditation, concentration…

L’améthyste est le quartz le plus couramment utilisé dans la fabrication de bijoux. Les Grecs la nommèrent améthyste à cause de sa belle couleur violette. Dans la Grèce antique, l’améthyste était considérée avoir des vertus protectrices contre l’ivresse et les intoxications. C’est probablement pour cette raison que l’améthyste est utilisée en lithothérapie dans la lutte contre les addictions.

Les bienfaits et vertus de l’améthyste

L’améthyste représente symboliquement la sagesse et la puissance , son élément est l’eau. L’améthyste développerait les facultés de concentration, d’intuition, de mémorisation et serait bénéfique à la méditation. Cette pierre puissante protège des environnements chargés d’énergie négative.

Spiritualité, religions & améthyste

Sa vibration spirituelle permet à celui ou celle qui la porte d’accroître sa conscience spirituelle. Ce gemme est d’ailleurs utilisé pour les guérisons spirituelles.

Ainsi, il était recommandé de poser une pierre d’améthyste sous l’oreiller pour lutter contre l’insomnie. En outre, réduite à l’état de poudre, l’améthyste pouvait apaiser les douleurs gastriques, régulariser le fonctionnement du foie ou encore guérir les brûlures. Aujourd’hui encore l’améthyste est un symbole dans le folklore français puisque elle représente le cadeau à offrir à l’occasion des quarante-huit ans de mariage.

 

Particularités :

Il faut savoir que le violet a toujours été considéré comme étant une couleur royale. Voilà donc pourquoi l’améthyste a continuellement été recherchée. A titre d’exemple, sachez que parmi les joyaux de la couronne britannique, se trouve de l’améthyste. De même, les têtes couronnées d’Egypte et Catherine de Russie ont porté cette pierre. Au sein de l’Eglise, l’améthyste était une pierre importante. Elle encourageait, en effet, le célibat, puisqu’elle était un symbole de piété. C’est pourquoi on l’employait beaucoup à l’ornementation des Eglises (notamment de l’Eglise catholique), au Moyen Age. De même, au Tibet, l’améthyste représente la pierre sacrée aux yeux de Bouddha. C’est pourquoi on en fait des chapelets. Mais l’améthyste a surtout fait l’objet de très nombreuses légendes. Pour commencer, de par son étymologie grecque, « amethystos », puisque cela signifie « non ivre ». L’améthyste était donc considérée comme étant très efficace pour lutter contre l’ivrognerie. Il était donc d’usage de faire des gobelets d’améthyste. De même, on associait à l’améthyste de nombreux bienfaits.

 

 

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Les plantes dépolluantes – dans l’habitat

Nous passons 80% de notre temps dans des lieux clos où l’air est chargé de substances nocives !!!

 

  • Quels effets les polluants de l’air ont-ils sur notre santé ?

    Les polluants n’ont pas tous la même nocivité. Il existe de grandes disparités de la dangerosité des polluants car de nombreux facteurs sont déterminants. D’une part, les polluants n’ont pas tous la même nocivité. D’autre part, les durée et les fréquences d’exposition aux polluants sont très variables. Enfin, au sein même de la population, tous les individus ne sont pas égaux face aux polluants. Certains groupes de personnes seront plus réactifs que d’autres : Les enfants, les personnes fragiles, les personnes allergiques…

    Pour les scientifiques, il est aisé de connaître les effets des Composés Organiques Volatils sur la santé lorsqu’il a exposition un à polluant sur une période courte et à des dose élevée. Il est, en revanche, beaucoup plus difficile de déterminer les effets avec précision, lorsque l’exposition est très prolongée, que les polluants sont nombreux et diffus, et que leur concentration est faible.

    L’exposition aux COV peut provoquer des désagréments sans gravité ou au contraire des infections graves. Parmi les symptômes légers, on relèvera des irritations nasales, oculaires, cutanées et laryngiques ainsi que des états de malaise ou de fatigue chronique.
    Parmi les affections plus graves, on constatera des dysfonctionnements des organes du corps humain : troubles des reins, du coeurs, des poumons, du foie ou de l’appareil digestif.

    Le Centre International de recherche sur le Cancer (CIRC) a défini une classification des substances cancérogènes. Il existe 5 catégories :

On constate que les polluants décrits dans nos fiches polluants appartiennent à l’une des deux premières catégories, c’est-à-dire les plus néfastes.

N’hésitez pas à consulter le portail Santé-Environnement-Travail, ou le site internet de l’agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset).

photo_polluants

  • Les Composés Organiques Volatils (COV) :

    Les Composés Organiques Volatils (COV) sont caractérisés par la présence de carbone. On remarquera qu’il existe deux définitions selon l’article 2 de la directive 1999/13/CE du conseil du 11 mars 1999, en fonction de leur composition chimique et de leur réactivité photochimique.

    En Europe, un COV est définit comme suit :

     » tout composé organique ayant une pression de vapeur de 0,01 kPa (kiloPascal) ou plus à une température de 293,15 K (Kelvin) ou ayant une volatilité correspondante dans les conditions d’utilisation particulières. […] « 

     » tout composé contenant au moins l’élément carbone et un ou plusieurs des éléments suivants : hydrogène, halogènes, oxygène, soufre, phosphore, silicium ou azote, à l’exception des oxydes de carbone et des carbonates et bicarbonates inorganiques ; »

    Ce sont donc des gaz à effet de serre et leur caractère volatil leur permet de se propager plus ou moins loin de leur lieu d’émission. Ils peuvent donc avoir des impacts directs et indirects. Ils ont des effets directs sur la santé humaine. En cela, il sont répertoriés dans des normes de qualité de l’air comme polluants et néfastes pour l’homme. Il est, par exemple, avéré que l’exposition à des vapeurs de benzène peut être associée à la leucémie. De même, le trichloroéthylène nuit au coeur et son caractère cancérogène est prouvé.

    Ainsi, on trouve des sources de pollution émettant des Composés Organiques Volatils dans de nombreux éléments présents dans nos bâtiments. Le formaldéhyde peut être contenu dans des meubles en contreplaqué, des emballages, des essuies-tout…. Le toluène est présent dans les solvants, le xylène dans les feutres et les encres. Les produits de nettoyage ménager contiennent de l’ammoniac. Le pentachlorophénol peut-être émis par les vernis et cires utilisés pour la protection du bois. Le trichloréthylène est contenu dans des peintures et des solvants. Enfin, des produits détergents, encres ou objets en plastique peuvent émettre du benzène. Pour plus de sources et de renseignements, consulter nos fiches « polluants ».

    D’après le Dr William Wolverton, un spécialiste américain des sciences de l’environnement au service de la NASA, certaines plantes permettent de réduire ces polluants grâce à leur métabolisme. L’intérêt des plantes dépolluantes n’est donc plus à démontrer et le principe de précaution veut que l’on les « utilisent ». Il ne faut toutefois pas négliger l’aération régulière et fréquente pour évacuer les polluants cités ci-dessus. Pour plus d’informations sur les données scientifiques et notamment les travaux du docteur Wolverton, consulter la rubrique « Études« .

  • Autres polluants connus de l’air intérieur:

    Au premier rang des polluants de l’air intérieur, on trouve le monoxyde de carbone qui a causé plus de 600 cas d’intoxication dont 70 mortelles en 2008. Le monoxyde de carbone est principalement émis par des appareils de chauffage à gaz, à pétrol, à charbon ou à bois qui sont mal réglés. De même, une gazinère mal réglée, la fumée de cigarette, une cheminée ou les gaz d’échappement d’une voiture dans un lieu clos, un garage, par exemple, sont source d’émission de monoxyde de carbone. Pour lutter contre ces pollutions, il convient de faire régler les appareils par des professionnels et d’aérer régulièrement. En outre, les plantes sont un bon moyen pour lutter cette pollution car elles absorbent le monoxyde de carbone.

    Il existe également une autre source de pollution qui n’est pas chimique, il s’agit de ondes électomagnétiques. Tout d’abord, rappelons ce qu’est un champ électromagnétique (CEM). C’est le couplage d’un champ électrique et d’un champ magnétique. Le champ magnétique n’apparaît que lorsque le courant circule ; plus l’intensité du courant est élevée et plus le champ magnétique est important. Au quotidien, il est recommandé d’éviter la surexposition aux appareils électriques, ménagers ou autres, et notamment la proximité immédiate. En effet, le niveau des CEM est décroissant de façon proportionnelle à la distance. Il faut donc prendre garde aux appareils électriques auprès desquels on séjourne longtemps, trop près du lit ou du bureau (radio-réveils, fils électriques, ordinateurs, télévision, téléphones sans fil…) mais aussi aux appareils tels que les fours à micro-ondes, baby-phones, rasoirs, sèche-cheveux… Il existe des plantes dont les propriétés absorbantes pour ces ondes électromagnétiques sont avérées. Consulter les fiches « polluants » pour plus de renseignements.

    photo_polluants

 

L’air intérieur est plus pollué que l’air extérieur.

L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur a mené une première étude de grande ampleur concernant la pollution intérieure : 10 % des logements analysés sont très pollués.« La pollution chimique est plus importante à l’intérieur qu’à l’extérieur. » Le constat de la première étude à grande échelle de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur ne se veut guère rassurant. Selon cette étude, près d’un logement sur dix présente des niveaux de pollution chimique très élevés (présence simultanée de 3 à 8 composés à de très fortes concentrations) que ce soit en raison des acariens, du tabagisme, des produits d’entretien ou des appareils de chauffage. Selon le polluant, de 5 à 30 % des logements analysés présentent des valeurs nettement plus élevées que les concentrations trouvées en moyenne dans le parc.

Que retrouve-t-on exactement dans ces logements pollués de l’intérieur ? Un peu de tout, et en quantités suffisantes pour déclencher maladies chroniques et allergies respiratoires. Tout d’abord le trop fameux formaldéhyde, gaz redoutable pour son pouvoir irritant et allergisant. En 2004, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) l’a d’ailleurs fait passer de cancérogène probable à cancérogène certain pour l’homme. Un surclassement en première classe des risques. Des tests ont révélé la présence de formaldéhyde dans des nettoyants et détergents ménagers, des shampooings, des désodorisants d’intérieur, des tapis, des gels douche, du bois aggloméré de meubles, des peintures d’intérieur, des revêtements de sols…

Contrairement aux idées reçues, on peut tout à fait dormir dans une chambre où se trouvent des plantes.

Bien que les plantes respirent comme les être humains, les quantités en jeu sont trop faibles pour avoir une incidence. En outre, même si la plante rejette du CO2 durant la nuit, elle l’absorbe pendant la journée et rejette de l’oxygène grâce à la photsynthèse. L’air intérieur es régénéré.
 
 
Sur le site Internet http://www.plantes-depolluantes.com/habitat.php: Cliquez sur une pièce dans les schèmas pour connaître les polluants que l’on y trouve et les plantes à y placer en priorité
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Les enfants et le jeu

Conseils et liens vers site: jeux pour enfants avec handicap en bas de page
 
 
COMMUNICATION PAR LE JEU

Il est normal et naturel pour un enfant de s’amuser, de jouer. Le jeu est essentiel, il
permet à l’enfant de développer des attitudes, des capacités.

Le choix du jouet est important, il doit tenir compte des envies et des besoins de l’enfant.

Sa manipulation doit être aisée, pour en faciliter la prise, et stable pour une bonne maîtrise.
Plus sa texture est variée, plus les capacités de l’enfant sont stimulées.
Un jouet doit favoriser la coordination oeil-main pour favoriser l’apprentissage.
L’enfant doit s’approprier le jouet pour pouvoir l’utiliser seul dans un second temps.
Le plaisir de jouer doit être plus important que l’effort de concentration qu’il nécessite.

Jouer avec son enfant est un excellent vecteur de communication. C’est un moment partagé
avec une activité commune.

Cela permet également de se reconnecter à son âme d’enfant.

Pour tout enfant, le comportement de l’adulte et son environnement ont leur importance pour
favoriser cet instant de partage.

Certaines dispositions sont donc nécessaires :
• Le jeu doit se dérouler dans un environnement, calme, favorisant la concentration,
éviter les stimulus auditifs ou visuels à proximité
• Se mettre au niveau de l’enfant
• S’assurer de la réceptivité de l’enfant
• Parler avec des mots compréhensibles par l’enfant
• Respecter le rythme de l’enfant
• Le choix d’un jouet correctement adapté aux besoins de l’enfant, est déjà très
important pour un enfant « normal », et l’est encore plus dans le cas d’un enfant
présentant un handicap.

Outre leur aspect ludique, les jeux permettent à l’enfant handicapé de développer des
compétences qui sont indispensables à son intégration sociale.

Le jeu doit avoir une place importante dans l’éducation d’un enfant. Par le biais d’activités
ludiques, l’enfant vit une multitude d’expériences et peut optimiser ses potentialités mentales,
perceptives et motrices.

Dans le cas d’un enfant souffrant de handicap, d’autres paramètres sont à prendre en
considération :

• Favoriser le dialogue, par le jeu, en jouant avec des jeux déjà connus par l’enfant
et dont on sait qu’il a compris le mode de fonctionnement
• Se mettre à sa hauteur pour lui parler, présenter les objets à hauteur de son
regard ou de ses mains
• Veiller à son état de fatigue
• Demander à l’enfant quels sont ses besoins pour l’accompagner dans ses gestes
quotidiens.
• Accepter également qu’il souhaite y arriver seul lui laisser le temps de le faire.
• Il est important d’explorer toutes les facettes possibles du jeu pour lui en faciliter la
maîtrise,
• favoriser son développement et adapter ses comportements.

Quelques conseils en fonction de son handicap

Le jeu doit être adapté aux potentiels de l’enfant.

Autisme
Il doit (le jeu) favoriser le tactile, aider à l’intégration des règles sociales et la manière de
gérer ses relations avec son entourage, et l’aider à comprendre les enjeux affectifs et
l’implicite.

Handicap mental
Choisir des jouets manipulables facilement, adaptés au niveau de l’enfant, des jeux favorisant
son autonomie dans les actes du quotidien.

Handicap moteur
Choisir des jouets adaptés favorisant les gestes que l’enfant est en mesure de réaliser en
fonction de sa motricité et de ses capacités physiques. Certains jeux vidéos répondent à ce
besoin.
Handicap visuel

Pour le non voyant, il est important que les personnes voyantes évoquent à haute voix leur
action.
Les jouets doivent éveiller les sens tactiles, olfactifs, auditifs qui permettent à la personne
non-voyante d’affiner sa perception du monde et de développer les qualités qui sont les
siennes
Inciter l’enfant par des jeux de motricité pour découvrir son corps.
Les jeux de société favorisent son intégration.

Polyhandicap
Les jeux doivent favoriser la stimulation des sens et permettent à l’enfant d’agir sur le monde
extérieur
Surdité
Ils doivent favoriser le développement des sens, le tactile, l’olfactif, le langage des signes, la
vocalise et toute forme de communication.

Jeux pour enfants souffrants d’un handicap site : www.hoptoys.fr

Publié le

Mademoiselle Séraphine vous suit…

et a analysé vos habitudes de connexion à son blog. Du coup, j’ai décidé de publier un petit article sur le sommeil et l’insomnie. Beaucoup d’entre vous se connectent tard dans la nuit.

cadran.jpgVoici quelques pistes sur l’insomnie et les options pour y remédier.

A bon entendeur… bonne nuit 🙂

 

L’insomnie : qu’est-ce que c’est?

         

L’insomnie (du latin somnus = sommeil) est difficile à définir de façon précise, car il n’existe pas de « norme » en matière de sommeil.

L’insomnie se caractérise par de la difficulté à dormir suffisamment, au point où cela entrave les activités de la vie courante (somnolence, moins bonne attention, irritabilité, etc.). Certaines personnes dorment naturellement peu d’heures par nuit sans répercussion néfaste : elles ne sont donc pas insomniaques.

Généralement, en s’attaquant à la cause de l’insomnie, la plupart des gens retrouvent un sommeil réparateur après quelques semaines.

Types d’insomnie

On distingue 2 types d’insomnie :

  • l’insomnie passagère : les symptômes sont reliés à une situation ponctuelle souvent facilement identifiable (une période plus stressante au bureau, un divorce, etc.) – ce type d’insomnie peut néanmoins durer plusieurs semaines;
  • l’insomnie chronique : la difficulté à dormir doit se manifester au moins 3 nuits par semaine, durant au moins 1 mois.

Notez que la limite entre ces 2 types d’insomnie n’est pas toujours claire.

Qui est touché?

Selon la dernière Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, environ 13 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus font de l’insomnie chronique1. Selon cette même enquête, 36,5 % des insomniaques ne se sentent habituellement pas reposés au réveil, tandis que seulement 9,2 % des gens qui disent ne pas faire d’insomnie sont fatigués le matin. L’enquête révèle aussi que les personnes touchées par l’insomnie dorment en moyenne 1 heure de moins par nuit que les gens qui n’en font pas1.

Les statistiques sur la prévalence de l’insomnie varient toutefois d’une source à l’autre, car les « critères d’insomnie » utilisés dans les enquêtes ne sont pas toujours les mêmes. Certains chercheurs se fondent sur la durée des symptômes; d’autres, sur leur degré de gravité; d’autres encore, sur leur présence ou non. Le critère le plus souvent employé est la fréquence des symptômes d’insomnie.

Causes

L’insomnie est un symptôme, pas une maladie en soi, un peu comme la fièvre. Avant de penser à la traiter, il faut donc en trouver la ou les causes.

Parmi les facteurs physiques et environnementaux qui ont une grande influence sur le sommeil figurent la luminosité et les bruits ambiants, de même que le contenu et le moment des repas.

Les facteurs psychologiques, comme le stress ou les inquiétudes, jouent aussi un rôle important. Ils compteraient pour 50 % de tous les cas d’insomnie évalués dans un laboratoire du sommeil2.

Outre les facteurs liés aux habitudes de vie et à l’environnement (voir la section Facteurs de risque pour en savoir plus), toutes sortes de problèmes de santé aigus ou chroniques peuvent perturber le sommeil :

Lorsqu’un problème de santé physique ou mentale empêche de bien dormir, il est important d’obtenir un traitement adéquat avant tout.

Les besoins de sommeil avec l’âge

Les personnes âgées n’ont pas vraiment besoin de moins de sommeil que les autres adultes, même si plusieurs dorment moins, selon le spécialiste du sommeil Charles Morin, psychologue et chercheur à l’Université Laval de Québec33. Avec l’âge, les périodes de sommeil lent profond diminuent continuellement. Le sommeil étant plus fragile, les personnes âgées sont plus susceptibles d’être réveillées par les stimulations extérieures, que ce soit du bruit, de la lumière ou des douleurs corporelles. Toutefois, en faisant des siestes lorsque nécessaire et en respectant les règles d’hygiène du sommeil (décrites dans la section Prévention), il est tout à fait possible de dormir suffisamment.

Les besoins moyens de sommeil8

Groupes d’âge

Heures par jour

0 à 2 mois
2 à 12 mois
12 à 18 mois
18 mois à 3 ans
3 à 5 ans
5 à 12 ans
Adolescents
Adultes

16,5 à 18,5
14 à 15
13 à 15
12 à 14
11 à 13
9 à 11
8,5 à 9,5
7 à 9

Conséquences possibles

Les conséquences de l’insomnie se font vite sentir et incluent : de la fatigue, de la somnolence, de l’irritabilité, des pertes de mémoire et de la difficulté à se concentrer durant le jour. Il est possible d’évaluer son degré de somnolence diurne grâce à un test standardisé comprenant 8 questions. Cliquer ici pour faire le test d’Epworth.

L’insomnie tend à accentuer les symptômes de certains problèmes de santé : les migraines, les douleurs, les problèmes digestifs, etc.

Si le fait de passer quelques nuits blanches occasionnellement n’est pas inquiétant, un manque chronique de sommeil peut chambouler les activités quotidiennes et causer :

  • des difficultés scolaires, en particulier chez les élèves du primaire;
  • au travail, de l’absentéisme ou du présentéisme (être présent de corps et non d’esprit);
  • des accidents au travail et des accidents de la route : la fatigue au volant est impliquée dans 20 % à 25 % des accidents mortels de la route3,32.

 

Dormir est crucial, c’est tout sauf une perte de temps!

Bien dormir est important, non seulement pour se sentir de bonne humeur et énergique, mais aussi pour jouir d’une bonne santé à long terme. Durant le sommeil, plusieurs processus physiologiques s’accomplissent : les tissus du foie et des muscles se régénèrent, le système immunitaire refait ses forces, la mémoire se consolide, etc. C’est durant le sommeil que la sécrétion des hormones de croissance est la plus élevée. Le cerveau profite aussi de ce répit pour éliminer ses « déchets » grâce aux antioxydants. Cependant, on ne sait pas encore grand-chose sur la façon dont le sommeil déclenche ces mécanismes réparateurs.

Symptômes de l’insomnie

         
  • De la difficulté à s’endormir.
  • Des réveils intermittents durant la nuit.
  • Un réveil prématuré.
  • De la fatigue au réveil.
  • De la fatigue, de l’irritabilité et des troubles de concentration durant le jour.
  • Une diminution de la vigilance ou des performances.
  • Une anticipation anxieuse de l’arrivée de la nuit.

Personnes à risque

         
  • Les femmes seraient plus enclines à souffrir d’insomnie que les hommes, entre autres en raison de certains changements hormonaux avant les menstruations (voir notre fiche Syndrome prémenstruel), et durant les années qui précèdent et qui suivent la ménopause.
  • Les personnes âgées de 50 ans et plus.

Facteurs de risque

         
  • La vulnérabilité au stress, une tendance à l’anxiété, une dépression, un traumatisme ou d’autres problèmes d’ordre psychologique ou psychiatrique.
  • Un environnement non propice au sommeil : une température inadéquate, un éclairage et des bruits trop importants, une nuit de sommeil en haute altitude ou avec un ronfleur, etc.
  • Le décalage horaire, le travail de nuit ou des changements fréquents dans l’horaire de travail.
  • Une mauvaise hygiène du sommeil (des siestes trop longues, un manque d’activité physique diurne, des soirées trop actives, des heures de sommeil irrégulières, etc.).
  • Des changements dans la routine (une nuit dans une chambre d’hôtel, dans la maison d’un ami, etc.).
  • La consommation excessive de caféine durant la journée ou avant le coucher : par exemple, thé, café, cola, boissons énergisantes et chocolat. Les tisanes à la menthe peuvent aussi avoir un effet excitant.
  • La consommation d’alcool en soirée. L’alcool peut faciliter l’endormissement. Cependant, au fur et à mesure que le corps métabolise l’alcool, le sommeil devient fragmenté et de moindre qualité.
  • La prise de médicaments en vente libre, comme certains décongestionnants, certains analgésiques et certains produits amaigrissants (contenant souvent de la caféine et d’autres substances stimulantes), ou encore la prise de médicaments obtenus sur ordonnance, comme certains antidépresseurs, des médicaments contre l’hypertension et des corticostéroïdes.
  • La consommation de drogues stimulant le système nerveux central, comme la méthamphétamine (dont la crystal meth) et la cocaïne. Ces substances diminuent la sensation de fatigue ou la sensation d’avoir besoin de sommeil, ainsi que l’appétit.
  • Un sevrage (quand on cesse l’usage du tabac, des somnifères, des antidépresseurs, des anxiolytiques, des tranquillisants).
  • Le tabagisme, surtout en soirée.
  • Pour les gens atteints d’insomnie, l’anxiété liée au fait que l’on a de la difficulté à s’endormir entretient le problème. On se met alors à calculer le nombre d’heures qu’il nous reste à dormir, à penser à la façon dont l’insomnie nous nuira le lendemain, etc.

Prévention de l’insomnie

         

Mesures préventives de base

Voici quelques trucs qui encouragent le sommeil. Il faut éviter autant que possible les facteurs de risque mentionnés ci-dessus.

Faire de 20 à 30 minutes d’exercice par jour

– Les personnes qui font régulièrement de l’exercice, même de façon modérée, dormiraient mieux que les autres. Une étude de l’Université Stanford (Californie) a montré que des adultes de 50 ans à 76 ans souffrant d’insomnie modérée pouvaient améliorer la qualité de leur sommeil en pratiquant régulièrement des exercices d’intensité moyenne4. Les sujets actifs s’endormaient 2 fois plus vite que les sujets sédentaires et dormaient 1 heure de plus par nuit.
– Cependant, plusieurs personnes dorment moins bien lorsqu’elles pratiquent un exercice physique vigoureux moins de 2 à 3 heures avant le coucher.

Aménager la chambre de façon à favoriser le sommeil

– Dormir sur un bon matelas et dans une chambre sombre aide le sommeil.
– En ville, on peut se munir de rideaux ou de stores coupant les rayons de lumière extérieurs, aussi ténus soient-ils (ceux des lampadaires, par exemple). La lumière agit directement sur l’hypophyse, une glande qui exerce une influence majeure sur l’horloge biologique. Une chambre trop éclairée ou trop sombre altère le processus de réveil.
– Au besoin, on peut atténuer les bruits environnants en aménageant les chambres à coucher dans les pièces les plus silencieuses de la maison ou en insonorisant les murs, les plafonds et les planchers. On peut aussi, tout simplement, avoir recours à des bouchons d’oreilles.
– Certaines personnes dorment mieux quand il y a un bruit de fond léger et constant (comme celui d’un ventilateur), qui couvre des bruits plus forts venant de l’extérieur.
– Il est conseillé de faire en sorte que, la nuit, la température de la chambre à coucher soit légèrement inférieure à la température diurne, et aussi de bien aérer la pièce. On conseille généralement une température qui se situe autour de 18 °C.

Faire attention au repas du soir

– Se nourrir à des heures régulières.
– Éviter de manger tard le soir, car la digestion maintient éveillé. Ce conseil gagne en importance avec l’âge, car la digestion se fait plus lentement.
– Prendre un repas léger et peu épicé au souper, ce qui favorise le sommeil. Pour compenser, prendre un petit-déjeuner et un dîner plus copieux. Les soupers riches contribuent à fragmenter le sommeil, surtout s’ils sont bien arrosés.
– Un souper riche en glucides et faible en protéines contribuerait à un bon sommeil en stimulant la production de 2 hormones impliquées dans le sommeil : la mélatonine et la sérotonine.

Voyez les conseils de la nutritionniste Hélène Baribeau : Insomnie et alimentation en 7 questions.

Éviter la consommation d’excitants

– Durant les quelques heures qui précèdent le coucher, éviter de consommer des excitants, tels que le café, le thé, le chocolat, la nicotine ou les colas. De façon générale, on recommande de ne pas prendre plus de 2 ou 3 tasses de café par jour. Même si elles ne boivent qu’un seul café plusieurs heures avant de se mettre au lit, certaines personnes, très sensibles à la caféine, ne pourront fermer l’oeil de la nuit.
– Surveiller les étiquettes des médicaments consommés. Rechercher les stimulants, comme la pseudoéphédrine. S’informer auprès de son pharmacien en cas de doute.

Se détendre avant de se coucher

– Certaines routines de relaxation peuvent aider à s’endormir. La détente du corps et de l’esprit facilite le glissement dans les bras de Morphée.
– Dans les heures qui précèdent le coucher, privilégier des activités calmes, qui demandent peu d’énergie : une marche au grand air, quelques postures de yoga, un peu de lecture ou de relaxation, un bain, un massage, de la méditation, etc.
– Une belle musique, une lecture inspirante ou des images réjouissantes valent mieux qu’un bulletin d’information ou un film violent.

Viser la régularité

– Essayer de se lever à peu près à la même heure chaque matin, même les jours de congé. Cela aide à régulariser l’horloge biologique et facilite l’endormissement, le soir venu.

Pour plus de détails sur tout ce qui concerne le sommeil, voyez notre grand dossier Avez-vous bien dormi?.

 

 

Traitements médicaux de l’insomnie

         

L’insomnie requiert un traitement adapté à chaque situation. La première étape est de rechercher la cause. Souvent, les insomnies présentes depuis plusieurs mois nécessitent de réorganiser les habitudes de vie pour favoriser le sommeil.

Modification de la routine précédant le coucher

Le traitement par les comportements appelés « contrôle des stimuli » est particulièrement efficace. Il vise à habituer le corps à une routine propice au sommeil. Il crée, cependant, une privation de sommeil, qui le rend parfois difficile à appliquer. Une fois qu’on retrouve un sommeil profond et régulier, et que les cycles d’éveil et de sommeil sont resynchronisés, on peut revenir progressivement à une routine moins restrictive.

Voici quelques règles comportementales à observer scrupuleusement :

1. Se coucher seulement lorsqu’on a envie de dormir. Il n’y a rien de pire que d’essayer de s’endormir à tout prix.

2. Ne pas rester au lit lorsqu’on est éveillé depuis plus de 20 à 30 minutes. Quand cela se produit, se lever, sortir de sa chambre, faire une activité relaxante et retourner au lit lorsqu’on se sent gagné par le sommeil. Répéter ces gestes aussi souvent que nécessaire.

3. Se lever le matin à une heure fixe, quel que soit le jour de la semaine, y compris le samedi et le dimanche, et même si on a mal dormi. Il est vrai que cela réduit le temps de sommeil, mais cela aide à dormir d’un trait. Au début, il ne faut pas retarder son lever pour rattraper les heures où l’on n’a pas pu fermer l’oeil : à long terme, cela risque d’aggraver le problème. Lorsqu’on a enfin un sommeil régulier et ininterrompu, on peut prolonger légèrement ses nuits (par tranches de 15 minutes).

4. Ne pas passer au lit moins de 5 heures.

5. Ne faire aucune autre activité au lit (idéalement, dans la chambre à coucher) à part dormir ou avoir des rapports sexuels.

6. En ce qui concerne la sieste durant le jour, les avis divergent. Certains experts la proscrivent, car elle comblerait une partie des besoins en sommeil. Au moment du coucher, on aurait donc plus de mal à s’endormir. D’autres affirment qu’une courte sieste de 10 minutes peut être bénéfique. À expérimenter.

Plusieurs études scientifiques montrent que cette méthode a fait ses preuves. Une amélioration du sommeil est observée dès la fin du premier mois. Son inconvénient est qu’elle demande de la discipline et de la motivation. On peut l’essayer soi-même, mais elle peut aussi se faire dans le cadre d’une psychothérapie de type cognitivo-comportementale.

Thérapie comportementale

Selon les études les plus récentes, une psychothérapie de type cognitivo-comportementale est souvent plus efficace que la médication pour contrôler l’insomnie26,27. Cette thérapie aide à déconstruire des associations erronées ou des croyances alimentant la détresse reliée à l’insomnie (par exemple, « je dois dormir au moins 8 heures par nuit, sinon je ne serai pas en forme le lendemain »).

La thérapie, personnalisée, peut comprendre :

  • des conseils sur les habitudes de sommeil;
  • un travail sur les croyances et les pensées irréalistes reliées à l’insomnie ou sur les causes psychologiques de l’insomnie;
  • l’apprentissage d’une technique de relaxation.

Le nombre de séances varie d’un individu à l’autre, mais règle générale, l’amélioration se voit après 2 à 3 mois de traitements hebdomadaires (de 8 à 12 séances)27. Son taux d’efficacité serait de 80 %, en moyenne. Les personnes qui prennent déjà des somnifères peuvent aussi en bénéficier.

Médicaments

Si l’insomnie persiste malgré tout, des somnifères (aussi appelés hypnotiques) peuvent être prescrits. Ces médicaments peuvent être utiles à court terme pour récupérer un peu (pas plus de 3 semaines), mais ils ne traitent pas l’insomnie et n’éliminent pas sa cause. Ils agissent en ralentissant l’activité du cerveau. Mentionnons qu’après 1 mois d’utilisation, ils perdent souvent beaucoup de leur efficacité.

  • Les benzodiazépines sont les somnifères les plus couramment prescrits. Si on y a recours régulièrement, ils perdent de leur efficacité. Ceux-ci ont tous un effet sédatif et anxiolytique, à diverses intensités. Les benzodiazépines spécifiquement indiquées pour traiter l’insomnie sont le flurazépam (Dalmane®), le témazépam (Restoril®), le nitrazépam (Mogadon®), l’oxazépam (Sérax) et le lorazépam (Ativan®). Le diazépam (Valium®), commercialisé au début des années 1960, n’est pour sa part presque plus utilisé, notamment parce qu’il cause une importante somnolence résiduelle le lendemain matin.
  • Les somnifères non benzodiazépines (dont la zopiclone (Imovane®) et le zaléplon (Starnoc®)) se trouvent sur le marché depuis quelques années. Leur durée d’action est plus courte que celle des benzodiazépines, ce qui élimine l’effet d’endormissement qui peut se produire le lendemain matin, au cours des premières heures.
  • Les agonistes de la mélatonine, comme le ramelteon (Rozerem), aident l’induction du sommeil en augmentant le taux de la mélatonine naturelle. Ils sont employés surtout en cas de difficulté à s’endormir.
  • Les antidépresseurs à faible dose peuvent aussi être utilisés pour aider à mieux dormir.

Les somnifères benzodiazépines et non benzodiazépines présentent plusieurs effets indésirables. Par exemple, ils peuvent ralentir les réflexes et nuire à la coordination durant le jour, ce qui accroît le risque de chute et de fracture, surtout chez les personnes âgées. À long terme, ils risquent d’engendrer une dépendance physique et psychologique. Enfin, le sommeil induit par les somnifères est moins réparateur, car ces médicaments raccourcissent la période de sommeil paradoxal (la période durant laquelle les rêves se produisent).

Note. Il est important de consulter son médecin lorsqu’on veut cesser de prendre des somnifères ou des tranquillisants pour éviter de souffrir d’un syndrome de sevrage. D’après une étude, la thérapie cognitivo-comportementale (voir ci-dessus) facilite le sevrage complet des insomniaques chroniques ayant pris des benzodiazépines; elle améliore aussi la qualité du sommeil36. Les résultats étaient visibles après 3 mois de traitement.

Autres traitements

En cas d’anxiété profonde, de dépression ou de tout autre désordre psychologique, le médecin peut prescrire des antidépresseurs qui soulageront l’insomnie. Il peut aussi diriger le patient vers un psychologue ou un psychiatre.

Si un problème de santé physique explique l’insomnie, il faut bien sûr obtenir un traitement adéquat.

En cas d’insomnie provoquée par la douleur, on peut recourir à des analgésiques. Cela dit, certains d’entre eux peuvent provoquer de l’insomnie. Si c’est le cas, ne pas hésiter à demander à son médecin de changer l’ordonnance.

Mise en garde. Lorsque l’on fait de l’insomnie, il est déconseillé d’utiliser, dans le but de mieux dormir, des antihistaminiques qui provoquent de la somnolence. Ces médicaments ont peu d’effet sur l’insomnie chronique. Ils peuvent même provoquer un état d’éveil.

L’opinion de notre médecin

 

L’insomnie est un problème très fréquent. Si vous souffrez d’une insomnie passagère, vous en connaissez certainement la cause. Si cette insomnie est difficile à supporter, des somnifères peuvent être utiles, pour une courte période de 2 ou3 semaines, pas plus.

Si vous souffrez d’une insomnie chronique, le problème est complètement différent et je n’encourage pas la prise d’hypnotiques d’emblée. Ces médicaments pris sur une longue période (aussi peu que 4 à 6 semaines) causent toujours une dépendance psychologique et souvent physique; il est très difficile de s’en défaire. La réussite du sevrage passe justement par une nouvelle routine avant le coucher et la thérapie cognitive que nous avons décrites. Il est donc beaucoup plus judicieux de mettre d’abord ces règles en pratique et d’appliquer aussi les conseils proposés dans la section Prévention.

Par ailleurs, si vous pensez qu’un problème de santé est la cause de votre insomnie (douleurs chroniques, difficultés respiratoires, reflux gastro-oesophagien, dépression, etc.), voyez votre médecin. Celui-ci pourra vous proposer un traitement ou réajuster votre médication.

Enfin, si votre insomnie persiste parce qu’elle est causée par un stress dont la source est connue (un problème au travail ou dans votre vie personnelle, etc.), n’hésitez pas à consulter un psychologue au besoin. Vous pourriez retrouver le sommeil!

 

 

 

 

Approches complémentaires

         

Ces approches ne devraient pas être utilisées à long terme, mais plutôt de façon occasionnelle. Pour vaincre l’insomnie, mieux vaut s’attaquer directement à sa cause.

En traitement

Efficacité probable

Biofeedback, mélatonine (contre le décalage horaire), mélatonine à libération prolongée (Circadin®, contre l’insomnie), musicothérapie, yoga

Voir la légende des symboles

Efficacité possible

Acupuncture, luminothérapie, mélatonine (contre l’insomnie), tai-chi

Efficacité incertaine

Réponse de relaxation

Approches à considérer

Pharmacopée chinoise

Usage reconnu

Camomille allemande, houblon, lavande, mélisse, valériane

 

Efficacité probable Biofeedback. Une revue des traitements non pharmacologiques de l’insomnie souligne l’efficacité du biofeedback dans le traitement de l’insomnie9. Sur les 9 études analysées, 2 seulement n’ont pas montré d’effets thérapeutiques supérieurs à un placebo. L’effet du biofeedback serait comparable à celui qui est obtenu à l’aide de procédures classiques de relaxation. C’est peut-être pour cette raison que, depuis une quinzaine d’années, le nombre d’essais cliniques portant sur ce sujet va en diminuant : le biofeedback exige plus de temps que la relaxation sans présenter d’avantages appréciables9.

Efficacité probable Mélatonine. La mélatonine, aussi surnommée « hormone du sommeil », est une hormone produite par la glande pinéale. Elle est sécrétée en l’absence de lumière (durant la nuit, normalement), et elle incite l’organisme au repos. Elle participe largement à la régulation des cycles d’éveil et de sommeil.

Deux synthèses d’études ont conclu que la mélatonine aidait clairement à prévenir ou à réduire les effets du décalage horaire5,34. L’efficacité du traitement est plus prononcée lorsqu’on voyage vers l’est en traversant 5 fuseaux horaires ou davantage. Il est très important de prendre la mélatonine au bon moment, sinon les effets du décalage horaire risquent de s’accentuer (voir tous les détails dans la fiche Mélatonine).
Dosage

Durant le voyage, prendre de 3 mg à 5 mg au coucher une fois à destination, jusqu’à ce que le cycle de sommeil soit rétabli (de 2 à 4 jours).

Par ailleurs, en 2007, le Comité des médicaments à usage humain (Europe) a approuvé le produit Circadin®, qui contient de la mélatonine à libération prolongée, pour le traitement à court terme de l’insomnie chez les personnes âgées de 55 ans et plus35. L’effet serait toutefois modeste.
Dosage

Prendre 2 mg, 1 à 2 heures avant le coucher. Ce médicament s’obtient sur ordonnance, en Europe seulement.

Efficacité probable Musicothérapie. Les effets apaisants d’une musique douce (instrumentale ou chantée, enregistrée ou en direct) ont été observés à tous les âges de la vie10-15,36. Selon les résultats d’études cliniques menées auprès de personnes âgées, la musicothérapie pourrait faciliter l’endormissement, diminuer le nombre de réveils, améliorer la qualité du sommeil et en augmenter la durée ainsi que l’efficacité. D’autres études doivent toutefois être effectuées pour valider ces résultats prometteurs.

Efficacité probable Yoga. Quelques études scientifiques portant spécifiquement sur les effets du yoga sur le sommeil ont été publiées. Une étude préliminaire a révélé que la pratique du yoga améliorerait la qualité du sommeil des sujets souffrant d’insomnie chronique37. D’autres études38-40, portant sur des personnes âgées, indiquent que la pratique du yoga aurait un effet positif sur leur qualité de sommeil, sur le temps d’endormissement et sur le nombre total d’heures de sommeil.

Efficacité possible Acupuncture. Jusqu’à maintenant, la majorité des études ont été réalisées en Chine. En 2009, une revue systématique d’études cliniques incluant au total 3 811 sujets indique que l’acupuncture a généralement des effets bénéfiques supérieurs à l’absence de traitement29. En ce qui concerne la durée moyenne du sommeil, l’effet de l’acupuncture a été similaire à celui des médicaments contre l’insomnie. Pour mieux évaluer l’efficacité de l’acupuncture, il faudra mener des essais aléatoires avec placebo.

Efficacité possible Luminothérapie. S’exposer quotidiennement à une lumière blanche, dite à spectre lumineux complet, pourrait aider à réduire les problèmes d’insomnie liés à un trouble des rythmes circadiens (décalage horaire, travail de nuit), selon diverses études16-20. D’autres recherches indiquent que la luminothérapie pourrait aussi être bénéfique aux personnes qui font de l’insomnie pour d’autres raisons21-24. La lumière joue un rôle fondamental dans la régulation des rythmes circadiens. Lorsqu’elle pénètre dans l’oeil, elle agit sur la production de diverses hormones impliquées dans les cycles d’éveil et de sommeil et ayant un effet sur l’humeur. Le traitement standard évalué dans les essais cliniques est une exposition lumineuse de 10 000 lux durant 30 minutes quotidiennement. Pour en savoir plus, consulter notre fiche Luminothérapie.

Efficacité possible Mélatonine. Lorsque la mélatonine est employée pour traiter l’insomnie, l’ensemble des preuves pointe vers une réduction du temps nécessaire pour s’endormir (le temps de latence). Cependant, en ce qui concerne la durée et la qualité du sommeil, l’amélioration est, au mieux, modeste6,7. Ce traitement n’est efficace que si le taux de mélatonine de la personne est bas.
Dosage

Prendre de 1 mg à 5 mg de 30 minutes à 1 heure avant le coucher. Le dosage optimal n’est pas établi, car il a varié beaucoup au cours des études.

Efficacité possible Tai-chi. En 2004, une étude clinique aléatoire a comparé l’effet du tai-chi à certaines techniques de relaxation (étirements et contrôle de la respiration) sur la qualité du sommeil25. Cent seize personnes de plus de 60 ans souffrant de troubles du sommeil d’intensité modérée ont participé, 3 fois par semaine, durant 6 mois, à des séances de 1 heure de tai-chi ou de relaxation. Les participants du groupe de tai-chi ont rapporté une baisse du temps mis à s’endormir (de 18 minutes en moyenne), une augmentation de la durée de leur sommeil (de 48 minutes en moyenne), ainsi qu’une réduction de leurs périodes de somnolence diurne.

Efficacité incertaine Réponse de relaxation. Cent treize individus souffrant d’insomnie ont participé à une étude destinée à tester un programme contre l’insomnie incluant la réponse de relaxation30. Les participants ont assisté à 7 séances de groupe pendant 10 semaines. On leur a enseigné la réponse de relaxation, la façon d’adopter un style de vie favorisant un meilleur sommeil et la manière de réduire graduellement leur médication contre l’insomnie. Ils ont ensuite pratiqué la réponse de relaxation de 20 à 30 minutes par jour pendant 2 semaines : 58 % des patients ont déclaré que leur sommeil s’était considérablement amélioré; 33 %, qu’il s’était modérément amélioré; et 9 %, qu’il s’était un peu amélioré. Par ailleurs, 38 % des patients ont arrêté complètement leur médication, tandis que 53 % l’ont réduite.

Usage reconnu Camomille allemande (Matricaria recutita). La Commission E reconnaît l’efficacité des fleurs de camomille allemande dans le traitement de l’insomnie mineure causée par la nervosité et l’agitation.
Dosage

Faire une infusion avec 1 c. à table (3 g) de fleurs séchées dans 150 ml d’eau bouillante pendant 5 à 10 minutes. Boire 3 ou 4 fois par jour. L’Organisation mondiale de la Santé estime qu’une dose quotidienne de 24 g ne présente aucun danger.

Usage reconnu Houblon (Humulus lupulus). La Commission E et l’ESCOP reconnaissent l’efficacité des strobiles de houblon pour combattre l’agitation, l’anxiété et les troubles du sommeil. La reconnaissance de ces usages thérapeutiques repose essentiellement sur un savoir empirique : les essais cliniques sur le houblon seul sont inexistants. Quelques essais cliniques ont, cependant, utilisé une préparation contenant de la valériane et du houblon.
Dosage

Consulter notre fiche Houblon.

Usage reconnu Lavande (Lavandula angustifolia). La Commission E reconnaît l’efficacité de la fleur de lavande dans le traitement de l’insomnie, que ce soit sous forme de lavande séchée ou d’huile essentielle31. Certains utilisent l’huile essentielle comme huile de massage, ce qui aide, semble-t-il, à relaxer et à trouver le sommeil. Consulter aussi notre fiche Aromathérapie.
Dosage

– Verser de 2 à 4 gouttes d’huile essentielle dans un diffuseur. À défaut de diffuseur, verser l’huile essentielle dans un grand bol d’eau bouillante. Recouvrir sa tête d’une grande serviette et la mettre au-dessus du bol, puis aspirer les vapeurs qui se dégagent. Faire l’inhalation au coucher.
– Avant le coucher, appliquer 5 gouttes d’huile essentielle de lavande sur les avant-bras et le plexus solaire (au centre de l’abdomen, entre le sternum et le nombril).

Usage reconnu Mélisse (Melissa officinalis). Cette plante est depuis longtemps utilisée sous forme d’infusion pour soigner les troubles légers du système nerveux, notamment l’irritabilité et l’insomnie. La Commission E et l’ESCOP reconnaissent ses propriétés médicinales pour cet usage lorsqu’elle est prise par voie interne. Les herboristes utilisent souvent la mélisse en association avec la valériane pour traiter l’insomnie légère.
Dosage

Infuser de 1,5 g à 4,5 g de feuilles séchées de mélisse dans 250 ml d’eau bouillante et prendre 2 ou 3 fois par jour.
Note.
Les principes actifs de la mélisse étant volatiles, l’infusion des feuilles séchées doit se faire dans un contenant fermé; sinon, il est préférable d’utiliser des feuilles fraîches.

Usage reconnu Valériane (Valeriana officinalis). La racine de valériane a traditionnellement été employée pour traiter l’insomnie et l’anxiété. La Commission E reconnaît que cette plante aide à traiter l’agitation nerveuse et les troubles du sommeil qui en découlent. Ses effets sédatifs sont aussi reconnus par l’Organisation mondiale de la Santé. Les nombreux essais cliniques entrepris pour valider cet usage ont cependant donné des résultats mitigés, voire contradictoires.
Dosage

Consulter notre fiche Valériane.

Approches à considérer Pharmacopée chinoise. Il existe plusieurs préparations traditionnelles pouvant servir en cas d’insomnie ou de sommeil agité : An Mian Pian, Gui Pi Wan, Suan Zao Ren Wan (la graine du jujubier), Tian Wang Bu Xin Wan, Zhi Bai Di Huang Wan. Consulter les fiches de la section Pharmacopée chinoise et la fiche Jujubier. En Médecine traditionnelle chinoise, on utilise aussi les baies de schisandra (baies rouges séchées) et le reishi (un champignon) pour traiter l’insomnie.

 

 

 

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Suprême sencha -Thés

Le Suprême Sencha est un thé de pleine lumière, mais qui a pour lui d’être récolté juste après les récoltes printanières de Sincha.
Cette période de culture offre encore des conditions climatiques, fraîches et brumeuses, idéales pour obtenir une récolte aux parfums frais et profond.
Sa liqueur est d’un magnifique jaune-vert pâle, ses saveurs vives, ses notes marines et végétales puissantes révèlent des accents fruités délicieux.

A la différence du district de Shizuoka qui produit près de 80% des thés japonais comme le sencha supérieur, le district de Kyoto ne représente que 3% de la production.
Cette région, berceau historique de la culture du thé au Japon, produit les thés les plus prestigieux du pays, comme pour les Matcha, les Gyokuro, ainsi que pour le sencha. Les meilleurs plantations se
 trouvent autour de la ville de Uji.

 

Préparation :
En théière 10 gr pour 1l d’eau.
Température de l’eau : 85°c.
Temps d’infusion : 2 à 3 minutes.

A la japonaise : 10 gr pour 30cl d’eau
Température de l’eau : 85°c.
Infusion : 30 secondes pour le première passage, les infusions suivantes (entre 2 et 3) seront augmentées de 30 secondes par service supplémentaire.

En thé glacé :
Infuser environ 10gr dans 1l d’eau froide (à température ambiante ou au frigo), durant 3 à 4 heures.
Filtrez et dégustez.

Doux, frais et surtout tonique, le Suprême Sencha sera le compagnon idéal pour bien démarrer la journée. Très désaltérant infusé à froid l’été.

 

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Livre – l’art de l’essentiel

L’Art de l’essentiel

                                

Toujours plus et… toujours trop ! Nous sommes nombreux à prendre aujourd’hui conscience que nous vivons dans une société du « trop » : de biens à gérer, d’objets qui nous encombrent, de ménage à assumer, de mails auxquels répondre, de lectures à faire, d’engagements extérieurs, d’activités à organiser, de choses à penser, d’informations à assimiler…

Après le succès en 2005 de son Art de la simplicité (1), la coach Dominique Loreau, installée depuis de nombreuses années au Japon, poursuit sur sa lancée, pour nous aider à faire le grand ménage dans tout ce qui nous surcharge.

De notre attachement aux objets ou à certaines nourritures « encrassantes », de notre peur du vide aux pièges de la mode, elle nous fait visiter, page après page, les coins et recoins de notre quotidien, et nous démontre qu’il est possible de faire le vide en retrouvant le sens de l’essentiel, en apprenant à différencier désir et besoin, futile et nécessaire. Une belle démonstration de la différence entre être et avoir…
Erik Pigani

  1. L’Art de la simplicité de Dominique Loreau (Marabout, 2007) 18€

 

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Les plantes dépolluantes – infos sur les plantes

  • Une plante est un organisme vivant :

    En tant qu’être vivant, la plante doit subvenir à ses besoins vitaux. La respiration, la photosynthèse ou la transpiration sont autant de processus qui permettent à la plupart des végétaux de croître et de pérenniser leur existence.

  • La respiration :

    Ce processus est en quelque sorte commun à tous les êtres vivants. En effet, en permanence, la plante absorbe de l’oxygène O2 et rejette de dioxyde de carbone C02.

  • La photosynthèse :

    C’est le processus bioénergétique par lequel la plante se nourrit. Plus précisément, c’est la production de matière carbonée et de glucides par les plantes à partir de l’eau (et des sels minéraux qu’elle contient) et du gaz carbonique contenu dans l’air qu’elles peuvent fixer grâce à la chlorophylle, en employant comme source d’énergie la lumière solaire. On en déduit que les besoins nutritifs de la plante sont le dioxyde de carbone de l’air, l’eau et les minéraux du sol. Les végétaux sont dits autotrophes pour le carbone. Une conséquence importante est la libération de molécules de dioxygène (O2). La nuit, la photosynthèse est suspendue, mais la plante respire de manière continue le jour et la nuit. Sur 24h, la production de dioxyde de carbone issue de la respiration est moins importante que celle en dioxygène issue de la photosynthèse, durant la journée. C’est ainsi que l’on peut dire que la plante produit du dioxygène (O2).

  • Comment la plante absorbe-t-elle ces éléments nutritifs ?

    On doit d’abord observer que les plantes sont constituées de 2 parties. D’une part, d’une partie aérienne composée de tiges et de feuilles, voire de fleurs. D’autres part, d’une partie souterraine, constituée de racines.

    Dans la partie aérienne, la feuille est l’organe spécialisé dans la photosynthèse. Elle est insérée sur les tiges des plantes au niveau des nœuds. À l’aisselle de la feuille se trouve un bourgeon axillaire. C’est aussi le siège de la respiration et de la transpiration. Les feuilles peuvent se spécialiser, notamment pour stocker des éléments nutritifs et de l’eau. Pour accomplir son rôle, une feuille est généralement formée d’une lame plate et fine, le limbe, qui lui permet d’exposer à la lumière un maximum de surface. Mais il existe aussi des feuilles transformées, pour lesquelles le limbe est très réduit (elles sont transformées en vrilles, écailles sur les bourgeons, épines,….). C’est le parenchyme palissadique, un type particulier de tissus de la feuille, qui va effectuer la photosynthèse. En effet, de minuscules pores appelés stomates vont absorber le gaz carbonique.Puis, grâce à ses cellules contenant les chloroplastes et donnant à la feuille sa couleur verte (la chlorophylle), la combinaison du CO2 et de l’hydrogène va créer des substances organiques telles que le sucre et l’amidon. La feuille présente une grande variété de forme, de taille, de teinte, de texture ou encore d’ornementation dans le règne végétal. Ces particularités de la feuille sont souvent caractéristiques des espèces ou des genres.

    Dans la partie souterraine, la racine est l’organe d’une plante servant à la fixer au sol et à y puiser l’eau et les éléments nutritifs nécessaires à son développement azote (N), phosphore (p), potassium (k) et oligoéléments. Prolongement de la tige vers le bas, elle en diffère par plusieurs caractères : sa structure interne, son géotropisme positif, la présence d’une coiffe terminale et de poils absorbants, l’absence de feuilles et de bourgeons. C’est ce dernier caractère qui la distingue fondamentalement de la tige.

  • Le poumon de la planète :

    À échelle planétaire, ce sont les algues et le phytoplancton marin qui produisent le plus d’oxygène, suivi des forêts. On a longtemps cru que les mers froides et tempérées étaient les seules à avoir un bilan positif en terme d’oxygène, mais une étude récente montre que les océans subtropicaux sont également producteurs d’oxygène, bien qu’avec une production saisonnière irrégulière. Ces océans jouent donc un rôle en termes de puits de carbone. Pour le sud de l’hémisphère nord, l’oxygène y est le moins présent en début d’hiver, augmente jusqu’en août pour redescendre à l’automne.

  • La bioépuration :

    La bioépuration est un terme générique qui signifie « purification par le vivant ». Dans le cas présent, ce sont les plantes qui purifient l’air en stockant dans leurs cellules ou en transformant les produits chimiques toxiques. Les scientifiques utilisent alors le terme de phytoremédiation, du grec phyto qui signife plante et remédiation qui signifie remise en état. Pour plus de précisions vous pouvez consulter le site de l’Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique APPA Nord-Pas de Calais et notamment la revue semestrielle « Air pur ».

  • Les mécanisme de la phytoremédiation :

    « Tout d’abord, un polluant atmosphérique peut pénétrer dans une plante par deux voies possibles. La première est la voie racinaire, après la mise en solution du composé dans l’eau du sol. Nous n’insisterons pas sur cette voie, qui implique avant l’entrée du polluant dans la plante tout un ensemble de réactions physico-chimiques et biologiques dans le sol (avec la participation des microorganismes). La deuxième voie concerne l’entrée des polluants par les feuilles. A ce niveau, deux autres voies sont possibles : par les stomates ou suite à un dépôt de surface. Les stomates sont des orifices situés essentiellement sur l’épiderme foliaire des végétaux et qui sont nécessaires pour la respiration, la photosynthèse et la régulation hydrique. C’est donc grâce à ces stomates que les échanges de gaz entre la plante et l’atmosphère ont lieu (photo 1). Tous les polluants ne pourront entrer par cette voie. Seuls l’emprunteront, les composés très volatils de faible poids moléculaire et souvent, solubles dans l’eau (SO2, NOx, O3, CO, formaldéhyde, benzène, toluène…). Une fois dans la cavité sousstomatique, les polluants entrent en contact avec l’eau qui tapisse les parois. En phase liquide, ils pourront entrer dans les cellules pour y être métabolisés (au sens large du terme, y compris y exercer des effets délétères) ou éventuellement y être stockés. Les polluants déposés à la surface des feuilles entrent en contact avec la cuticule. Cette couche lipidique continue (sauf au niveau des stomates) constitue une barrière de protection ayant de multiples rôles pour la plante. Il faut retenir que cette cuticule n’est pas seulement en surface mais possède un relief et des prolongements vers l’intérieur de l’épiderme. Les polluants peuvent migrer au sein de cette cuticule sous l’influence de nombreux paramètres : température, nature du polluant… Ce sont les composés de volatilité intermédiaire (par rapport à ceux qui entrent par les stomates), les composés de haut poids moléculaire et ceux sous forme de poussière et d’aérosol qui se déposeront préférentiellement sur la cuticule. »

    Extrait de l’article de D. CUNY, M-A. RZEPKA et G. BULTEAU, Quels rôles les plantes peuvent elles jouer vis à vis de la pollution à l’intérieur des locaux ?, Air Pur n°69

  • Schéma d’une coupe verticale de feuille

    coupe feuille

  • Sur le site Internet http://www.plantes-depolluantes.com/plantes.php: cliquez sur la liste ci-dessous pour en savoir plus sur les propriétés des plantes.

  • Aglaonéma
  • Aloes
  • Anthurium
  • Azalée
  • Cactus
  • Chlorophytum
  • Chrysanthème
  • Crassula
  • Croton
  • Cyclamen
  • Dracaena Fragrans
  • Dracaena Janet Craig
  • Dracaena Marginata
  • Dracaena Warneckii
  • Ficus benjamina
  • Ficus elastica
  • Gerbera Jamesonii
  • Fougère de Boston
  • Kentia
  • Lierre
  • orchidée
 papillon
  • Palmier
  • Philodendron Scandens
  • Philodendron Selloum
  • Pothos
  • Phoenix Roebelenii
  • Rhapis
  • Sansevieria
  • Schefflera
  • Spathiphyllum
  • Syngonium